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Saumon rose

Oncorhynchus gorbuscha

Environ 650 millions d'individus lors des années impaires de pointe,…
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Cycle des nutrimentsMilieu marinCours d'eauPoisson anadrome
Saumon rose (Oncorhynchus gorbuscha)
Photo : Timothy Knepp, U.S. Fish and Wildlife Service, Wikimedia Commons (Public domain)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
Une saison de fraie

Sans saumon pour transporter l'azote marin vers les rivières où il se reproduit puis meurt, les feuilles des arbres proches des cours d'eau de fraie perdraient jusqu'à 22 à 24 % de leur azote, qui provient aujourd'hui directement de lui.

Documentée
Détail

Helfield, J.M. et Naiman, R.J. (2001). Effects of Salmon-Derived Nitrogen on Riparian Forest Growth and Implications for Stream Productivity. Ecology, 82(9), 2403–2409.

Par analyse isotopique, les auteurs tracent l'azote d'origine marine que les saumons rapportent dans les cours d'eau où ils naissent puis meurent après la fraie. Les épinettes de Sitka proches des cours d'eau fréquentés par le saumon poussent significativement plus vite que celles proches de cours d'eau comparables sans saumon.

Avec la présence de l'ours

L'apport d'azote aux forêts riveraines est nettement plus élevé là où ours et saumons sont présents ensemble que là où l'une des deux espèces manque.

Documentée
Détail

Helfield, J.M. et Naiman, R.J. (2006). Keystone Interactions: Salmon and Bear in Riparian Forests of Alaska. Ecosystems, 9(2), 167–180.

Les ours traînent les carcasses de saumon loin du cours d'eau pour les manger à l'abri, et laissent des restes qui fertilisent une zone bien plus large que celle que les saumons morts atteindraient seuls dans l'eau. C'est l'interaction des deux espèces, pas l'une ou l'autre isolément, qui produit l'effet le plus fort sur la forêt riveraine.

Sur plusieurs décennies

Un apport d'azote soutenu sur des décennies pourrait accélérer durablement la croissance des forêts riveraines et modifier leur structure — un lien plausible, jamais suivi comme un phénomène forestier complet sur cette durée.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Helfield & Naiman (2001, 2006) : le raisonnement combine deux effets mesurés séparément à court terme, sans étude de suivi forestier sur plusieurs décennies.

Si le surcroît de croissance mesuré sur quelques années se maintient sur la durée de vie d'un peuplement forestier, cela pourrait changer la composition et la structure de la forêt riveraine elle-même — mais aucune étude n'a suivi une forêt sur un horizon aussi long pour le confirmer.

Ce qui manque pour confirmer : Personne n'a suivi une forêt riveraine sur plusieurs décennies pour confirmer que le surcroît de croissance mesuré à court terme se traduit en un changement structurel durable.

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