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Poisson-perroquet à tache rouge

Sparisoma viride

Aucun chiffre de population publié. Un recensement visuel répété sur…
Risque d'extinction Non évaluée
Récif corallienHerbivore marinCascade trophique
Poisson-perroquet à tache rouge (Sparisoma viride)
Photo : Florida Keys National Marine Sanctuary Staff, Wikimedia Commons (Public domain)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
1 an

Sans le broutage du poisson-perroquet sur les algues qui poussent sur le corail mort, les algues prennent le dessus et commencent à recouvrir et étouffer les colonies coralliennes vivantes.

Documentée
Détail

Mumby, P.J., Dahlgren, C.P., Harborne, A.R. et al. (2006). Fishing, trophic cascades, and the process of grazing on coral reefs. Science, 311(5757), 98–101.

Les auteurs montrent qu'en l'absence de poissons-perroquets et d'autres herbivores, le corail bascule vers un état dominé par les algues charnues, un changement d'état difficile à inverser une fois installé. La surpêche des grands prédateurs qui limitent d'autres poissons herbivores concurrents amplifie encore cet effet.

10 ans

Au bout d'une dizaine d'années sans cette pression de broutage, les récifs deviennent nettement moins résilients face au blanchissement corallien : ceux qui ont perdu leurs poissons-perroquets récupèrent bien moins bien d'une perturbation que ceux qui les ont conservés.

Documentée
Détail

Mumby, P.J. (2006). The impact of exploiting grazers (Scaridae) on the dynamics of Caribbean coral reefs. Ecological Applications, 16(2), 747–769.

En modélisant l'effet de différents niveaux d'exploitation des poissons-perroquets sur la dynamique des récifs caribéens, l'auteur montre qu'au-delà d'un certain seuil de pêche, le récif perd sa capacité à revenir à un état dominé par le corail après une perturbation comme un blanchissement.

100 ans

Un siècle sans poisson-perroquet, ce n'est plus une perte ponctuelle de résilience : le récif aurait largement dépassé le seuil au-delà duquel, selon la modélisation de Mumby, un récif corallien bascule vers un état dominé par les algues charnues — un changement d'état particulièrement difficile à inverser une fois installé.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Mumby, P.J. et al. (2006) et Mumby, P.J. (2006), qui identifient un seuil d'exploitation au-delà duquel le récif bascule vers un état dominé par les algues, difficile à inverser — sans qu'aucun des deux articles ne suive un récif sur cent ans pour confirmer que cet état persiste aussi longtemps.

Les deux études modélisent et documentent le basculement vers un état dominé par les algues au-delà d'un certain niveau d'exploitation, et notent sa difficulté à s'inverser une fois installé. Étendre ce constat sur un siècle suppose que rien ne vient rétablir le broutage entre-temps — une hypothèse raisonnable vu l'absence de rétablissement spontané documentée dans les deux études, mais qui reste une extrapolation au-delà de la fenêtre de temps réellement observée.

Ce qui manque pour confirmer : Aucun suivi d'un récif caribéen sur cent ans sans poisson-perroquet n'existe pour confirmer que l'état dominé par les algues, une fois atteint, se maintient effectivement aussi longtemps sans jamais revenir vers le corail.

1000 ans

Sur mille ans, ce ne serait plus seulement la couverture vivante du récif qui aurait changé, mais sa charpente elle-même : sans corail vivant pour reconstruire en continu le squelette calcaire que les vagues et les organismes fouisseurs usent sans relâche, la structure tridimensionnelle du récif s'aplatirait probablement en un fond de gravats et d'algues, bien plus pauvre en abris pour la vie marine — une transformation qu'un retour ultérieur du poisson-perroquet ne suffirait pas à inverser rapidement.

Hypothèse

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