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Pangolin de Temminck
Smutsia temminckii
Et si elle disparaissait ?
Impact ModéréLe pangolin de Temminck ne mange pas au hasard : il ne cible que 4 espèces de fourmis et une seule espèce de termite, qu'il peut avaler par dizaines de milliers en une seule nuit. Sa disparition retirerait presque aussitôt cette pression de prédation très ciblée, et les colonies de ces espèces précises commenceraient à croître sans le contrôle qu'il exerçait sur elles.
ExtrapoléeDétail
Extrapolation à partir de Pietersen et al. (2016), qui documente la sélectivité alimentaire de l'espèce, et de Panaino et al. (2022), qui mesure jusqu'à 60 000 proies ingérées par nuit — aucune étude ne mesure directement la croissance des colonies de fourmis et de termites en l'absence du pangolin.
Pietersen et al. (2016) montrent que le pangolin sélectionne activement 4 espèces de fourmis (7,5 % de celles présentes sur son territoire) et une seule espèce de termite (25 % de celles présentes) plutôt que de consommer au hasard ce qui est disponible. Panaino et al. (2022) chiffrent cette pression à environ 15 000 proies par nuit en moyenne, jusqu'à 60 000. Retirer ce prédateur très sélectif devrait logiquement soulager en premier lieu ces colonies précises, sans qu'aucune étude n'ait encore mesuré ce relâchement directement.
Ce qui manque pour confirmer : Un suivi des colonies des quatre espèces de fourmis et de l'espèce de termite ciblées, dans une zone où le pangolin aurait disparu, pour confirmer que leur population croît réellement sans lui.
Sur dix ans, la colonie de termites que le pangolin ciblait proliférerait sans doute largement, faute du contrôle qu'il exerçait sur elle. Les termites creusent des galeries qui aident l'eau à pénétrer les sols secs : leur prolifération changerait probablement la texture et l'humidité du sol dans les zones où le pangolin chassait, un effet qui déborderait la seule question des insectes.
HypothèseSur un siècle, ce déséquilibre se serait probablement stabilisé à un nouvel état : les quelques espèces de fourmis et de termites autrefois tenues en respect domineraient durablement la communauté d'insectes du sol, au détriment d'espèces plus discrètes qu'elles auraient fini par évincer par simple compétition.
HypothèseSur mille ans, un autre myrmécophage de la région, comme l'oryctérope, occuperait sans doute une partie du vide laissé — mais sans la même sélectivité extrême sur ces mêmes espèces précises. La communauté d'insectes du sol garderait vraisemblablement une empreinte durable, différente de celle qu'un pangolin toujours présent aurait maintenue.
HypothèseDocumentation
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IUCN Red List — Smutsia temminckii, statut de conservation
Consulté le 14 août 2026
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Panaino et al. (2022) — Do seasonal dietary shifts by Temminck's pangolins compensate for winter resource scarcity in a semi-arid environment?, Journal of Arid Environments
Consulté le 14 août 2026
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Pietersen et al. (2016) — Diet and prey selectivity of the specialist myrmecophage, Temminck's ground pangolin, Journal of Zoology
Consulté le 14 août 2026
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TRAFFIC — Nearly 900,000 pangolins trafficked worldwide (couverture Phys.org de l'analyse TRAFFIC)
Consulté le 14 août 2026
Dernière vérification : 16 août 2026