Espèces → Pangolin de Temminck

Pangolin de Temminck

Smutsia temminckii

Aucun chiffre global fiable — espèce solitaire et nocturne difficile…
Risque d'extinction Vulnérable
Contrôle biologiqueSavaneInsecte
Pangolin de Temminck (Smutsia temminckii)
Photo : David Brossard, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Le pangolin de Temminck ne mange pas au hasard : il ne cible que 4 espèces de fourmis et une seule espèce de termite, qu'il peut avaler par dizaines de milliers en une seule nuit. Sa disparition retirerait presque aussitôt cette pression de prédation très ciblée, et les colonies de ces espèces précises commenceraient à croître sans le contrôle qu'il exerçait sur elles.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Pietersen et al. (2016), qui documente la sélectivité alimentaire de l'espèce, et de Panaino et al. (2022), qui mesure jusqu'à 60 000 proies ingérées par nuit — aucune étude ne mesure directement la croissance des colonies de fourmis et de termites en l'absence du pangolin.

Pietersen et al. (2016) montrent que le pangolin sélectionne activement 4 espèces de fourmis (7,5 % de celles présentes sur son territoire) et une seule espèce de termite (25 % de celles présentes) plutôt que de consommer au hasard ce qui est disponible. Panaino et al. (2022) chiffrent cette pression à environ 15 000 proies par nuit en moyenne, jusqu'à 60 000. Retirer ce prédateur très sélectif devrait logiquement soulager en premier lieu ces colonies précises, sans qu'aucune étude n'ait encore mesuré ce relâchement directement.

Ce qui manque pour confirmer : Un suivi des colonies des quatre espèces de fourmis et de l'espèce de termite ciblées, dans une zone où le pangolin aurait disparu, pour confirmer que leur population croît réellement sans lui.

10 ans

Sur dix ans, la colonie de termites que le pangolin ciblait proliférerait sans doute largement, faute du contrôle qu'il exerçait sur elle. Les termites creusent des galeries qui aident l'eau à pénétrer les sols secs : leur prolifération changerait probablement la texture et l'humidité du sol dans les zones où le pangolin chassait, un effet qui déborderait la seule question des insectes.

Hypothèse
100 ans

Sur un siècle, ce déséquilibre se serait probablement stabilisé à un nouvel état : les quelques espèces de fourmis et de termites autrefois tenues en respect domineraient durablement la communauté d'insectes du sol, au détriment d'espèces plus discrètes qu'elles auraient fini par évincer par simple compétition.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, un autre myrmécophage de la région, comme l'oryctérope, occuperait sans doute une partie du vide laissé — mais sans la même sélectivité extrême sur ces mêmes espèces précises. La communauté d'insectes du sol garderait vraisemblablement une empreinte durable, différente de celle qu'un pangolin toujours présent aurait maintenue.

Hypothèse

Espèces liées