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Grenouille dorée de Panama

Atelopus zeteki

non revue à l'état sauvage depuis 2009 ; plus de 1 000 adultes en…
Risque d'extinction En danger critique
Maladie fongiqueCours d'eauExtinction
Grenouille dorée de Panama (Atelopus zeteki)
Photo : Brian Gratwicke, Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
1 an

Quand le champignon chytride a exterminé en un an la quasi-totalité des têtards de cours d'eau à El Copé, dont ceux de la grenouille dorée, la biomasse d'algues et de détritus fins sur le fond a plus que doublé et le taux d'absorption de l'azote par le système a chuté de plus de moitié — la perte de leur broutage et de leur brassage du fond a immédiatement changé la chimie du cours d'eau.

Documentée
Détail

Colón-Gaud, C. et al. (2010). Freshwater Biology, 55, 2077–2088 ; Whiles, M.R. et al. (2013). Disease-Driven Amphibian Declines Alter Ecosystem Processes in a Tropical Stream. Ecosystems, 16(1), 146–157.

Des enclos expérimentaux sous champ électrique ont permis d'exclure les têtards de certaines zones du cours d'eau, confirmant qu'ils consomment directement algues et sédiments et les redistribuent par bioturbation. Les chercheurs ont mesuré le cours d'eau avant et après l'effondrement soudain de l'ensemble des grenouilles à reproduction aquatique du site — la grenouille dorée faisait partie de cet assemblage de têtards parmi les plus abondants avant l'arrivée du champignon, sans que son rôle individuel soit isolé du reste.

10 ans

Dix ans plus tard, rien n'indique que le cours d'eau soit revenu à son état d'origine : la grenouille dorée n'a plus jamais été revue à l'état sauvage depuis 2009, nulle part dans son aire, et rien n'a repris son rôle de brouteur — l'excès d'algues et de détritus mesuré juste après l'effondrement s'est vraisemblablement maintenu plutôt que résorbé.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de l'absence documentée de toute observation de la grenouille dorée à l'état sauvage depuis 2009 (Panama Amphibian Rescue and Conservation Project), combinée à Whiles et al. (2013), qui mesurent l'état du cours d'eau juste après l'effondrement sans assurer un suivi sur dix ans.

L'absence de toute mention de la grenouille dorée à l'état sauvage depuis 2009 est un fait documenté par le programme de conservation qui en assure le suivi. Ce que cela implique pour l'état du cours d'eau dix ans après l'effondrement mesuré par Whiles et al. (2013) reste une extrapolation : aucun nouvel échantillonnage d'El Copé publié dans les sources ici réunies ne confirme directement que l'excès d'algues et le déficit d'azote se sont maintenus plutôt que résorbés par un autre organisme.

Ce qui manque pour confirmer : Un nouvel échantillonnage du cours d'eau d'El Copé, des années après l'effondrement initial, pour confirmer que l'état mesuré alors s'est maintenu plutôt que résorbé.

100 ans

Sur un siècle, faute d'une espèce capable de reprendre exactement le même rôle de broutage et de brassage du fond, le cours d'eau se stabiliserait vraisemblablement dans un nouvel équilibre durable — plus d'algues, moins d'azote recyclé — plutôt que de revenir un jour à son état d'avant le champignon.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, la survie de l'espèce en captivité — plus de 1 000 adultes répartis dans plus de 50 institutions nord-américaines — ne suffirait à rien pour son cours d'eau d'origine si le champignon chytride y persiste indéfiniment : la grenouille dorée continuerait d'exister comme espèce sans jamais reprendre son rôle écologique à El Copé, une survie et une fonction définitivement séparées l'une de l'autre.

Hypothèse

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