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Coyote

Canis latrans

Aucun chiffre mondial publié — l'UICN ne fournit pas d'estimation…
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Libération de mésoprédateurMilieu méditerranéenPrédateurConservation
Coyote (Canis latrans)
Photo : Yathin S Krishnappa, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
1 an

Dans les fragments de broussaille (chaparral) du sud de la Californie où le coyote disparaît par fragmentation de l'habitat, les mésoprédateurs qu'il tenait autrefois à distance — chats domestiques errants, renards gris, ratons laveurs, moufettes — cessent presque aussitôt de l'éviter et deviennent nettement plus actifs.

Documentée
Détail

Crooks, K.R. et Soulé, M.E. (1999). Mesopredator release and avifaunal extinctions in a fragmented system. Nature, 400, 563–566.

L'étude a suivi 37 fragments de chaparral urbain autour de San Diego, de 0,4 à 104 hectares. La taille du fragment et son ancienneté d'isolement prédisaient la présence du coyote ; en son absence, l'activité des mésoprédateurs — le chat domestique en tête — augmentait fortement et rapidement, signe d'un relâchement comportemental immédiat plutôt que d'un effet qui met des années à s'installer.

10 ans

Cette activité accrue et soutenue des mésoprédateurs finit par vider les fragments de leurs oiseaux nichant au sol : plusieurs espèces s'y éteignent localement, un effet qui s'accumule avec la durée d'absence du coyote plutôt que de se stabiliser après le premier choc.

Documentée
Détail

Crooks, K.R. et Soulé, M.E. (1999). Mesopredator release and avifaunal extinctions in a fragmented system. Nature, 400, 563–566.

La richesse en espèces d'oiseaux nichant au sol chutait avec la persistance de l'absence du coyote, avec plusieurs extinctions locales documentées directement dans les fragments les plus dépourvus de coyotes. L'effet dominant provenait de la prédation accrue par le chat domestique, une fois affranchi de la pression qu'exerçait le coyote.

100 ans

À l'échelle d'un siècle, ces mêmes fragments auraient vraisemblablement perdu la quasi-totalité de leurs oiseaux nichant au sol, avec une population de mésoprédateurs durablement installée plutôt qu'encore en expansion : la tendance mesurée par l'étude s'aggrave avec la durée d'absence du coyote, sans signe de plafonnement dans la fenêtre observée.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Crooks & Soulé (1999), qui mesurent une aggravation de l'effet avec la durée d'isolement des fragments (jusqu'à quelques décennies dans l'échantillon étudié), projetée ici sur un horizon d'un siècle.

L'étude documente une corrélation entre la durée d'isolement du fragment et l'intensité du relâchement des mésoprédateurs, sans qu'aucun fragment échantillonné n'ait atteint un siècle d'isolement complet — l'extrapolation part de cette tendance observée sur quelques décennies pour la prolonger jusqu'à cent ans, plutôt que de s'appuyer sur une mesure directe à cet horizon.

Ce qui manque pour confirmer : Aucun fragment suivi par l'étude n'a atteint un siècle d'isolement complet ; rien ne confirme directement que la perte d'oiseaux continue de s'aggraver au-delà de quelques décennies plutôt que de se stabiliser.

1000 ans

Sur un millénaire sans coyote à l'échelle du continent, d'autres prédateurs de taille moyenne — bobcat, renard roux — reprendraient sans doute une partie de son rôle de suppression des mésoprédateurs, et un autre canidé comblerait peut-être la prédation sur les faons de cerf qu'il assure aujourd'hui dans l'est, là où le loup a disparu. Mais aucun successeur ne réunirait ces deux rôles à la fois : un paysage de remplacements partiels, jamais un remplaçant unique.

Hypothèse

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