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Coyote

Canis latrans

Aucun chiffre mondial publié — l'UICN ne fournit pas d'estimation…
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Libération de mésoprédateurMilieu méditerranéenPrédateurConservation
Coyote (Canis latrans)
Photo : Yathin S Krishnappa, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Élevé
À San Diego

Dans les fragments de broussaille (chaparral) du sud de la Californie où le coyote a disparu par fragmentation de l'habitat, les mésoprédateurs qu'il tenait autrefois en respect — chats domestiques errants, renards gris, ratons laveurs, moufettes — deviennent jusqu'à un ordre de grandeur plus actifs, et plusieurs espèces d'oiseaux nichant au sol s'éteignent localement.

Documentée
Détail

Crooks, K.R. & Soulé, M.E. (1999). Mesopredator release and avifaunal extinctions in a fragmented system. Nature, 400, 563–566.

L'étude a suivi 28 fragments de chaparral urbain autour de San Diego. La taille du fragment et son ancienneté d'isolement prédisaient la présence du coyote ; en son absence, l'activité des mésoprédateurs — le chat domestique en tête — augmentait fortement, et la richesse en espèces d'oiseaux nichant au sol chutait en conséquence, avec plusieurs extinctions locales documentées directement.

Sur des décennies (Est)

Depuis l'extirpation du loup dans une grande partie de l'est de l'Amérique du Nord, le coyote de l'Est (issu d'hybridation avec le loup) y est devenu le principal prédateur du cerf de Virginie, en particulier des faons — mais rien n'indique qu'il reproduise le rôle écologique complet du loup sur les grands ongulés adultes comme l'orignal.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Benson, J.F. et al. (2017). Ungulate predation and ecological roles of wolves and coyotes in eastern North America. Ecological Applications, 27(3), 776–793.

L'étude compare directement les taux de prédation sur les ongulés entre meutes à dominance génétique loup et meutes à dominance génétique coyote de l'Est : ces dernières consomment nettement moins de biomasse d'ongulés (et davantage de nourriture d'origine humaine), tout en restant des prédateurs efficaces de faons au printemps. Le remplacement écologique du loup par le coyote à l'échelle du paysage — effet sur le broutage forestier, par exemple — reste une question ouverte plutôt qu'un résultat établi.

Ce qui manque pour confirmer : Un suivi de la régénération forestière et de la pression de broutage à l'échelle du paysage, comparable à ce qui existe pour le loup gris à Yellowstone, manque encore pour l'est du continent.

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