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Écureuil gris

Sciurus carolinensis

aucune estimation mondiale ; abondant et en expansion dans son aire…
Risque d'extinction Préoccupation mineure
Espèce envahissanteDisperseur de grainesForêt tempérée
Écureuil gris (Sciurus carolinensis)
Photo : Charles J. Sharp, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Sans écureuil gris pour mettre une partie de sa récolte de glands en cache dispersée, les glands qui tombent chaque automne — surtout ceux du groupe des chênes rouges, à dormance longue — ne sont plus enterrés à l'écart en vue d'un oubli productif : ils restent en surface, où ils sont consommés en entier ou pourrissent avant de germer.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Smallwood, Steele & Faeth (2001) : l'étude documente le comportement de mise en cache et la préférence pour les glands de chêne rouge, sans mesurer directement ce qui arrive aux glands en l'absence complète d'écureuil.

La mise en cache dispersée de l'écureuil gris est ce qui transforme une partie de sa consommation de glands en dispersion de graines : chaque gland enterré séparément a une chance d'être oublié, alors qu'un gland resté en tas ou en surface est presque systématiquement retrouvé et mangé, par l'écureuil ou par d'autres animaux. Aucune expérience de retrait de l'écureuil n'a mesuré directement ce qui arrive aux glands en son absence complète ; ce point extrapole depuis le mécanisme documenté.

Ce qui manque pour confirmer : Aucune expérience de retrait de l'écureuil gris, mesurant directement le devenir des glands en son absence, n'a été trouvée dans les sources réunies ici.

10 ans

Sur une décennie, ce déficit de glands oubliés se traduirait par moins de jeunes chênes qui percent le sol forestier — en particulier moins de chênes du groupe des rouges, ceux que l'écureuil privilégiait le plus pour la mise en réserve grâce à leur dormance plus longue.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Smallwood, Steele & Faeth (2001) : l'étude ne mesure pas directement le taux de recrutement de semis, seulement le comportement de mise en cache.

Le lien entre mise en cache et nouveaux semis n'est pas mesuré sur une échelle de dix ans dans la source réunie ici — seul le comportement de cache et la préférence pour le chêne rouge le sont. Ce point suppose que ce mécanisme, jouant chaque automne, finit par se traduire en moins de nouveaux arbres visibles après plusieurs années.

Ce qui manque pour confirmer : Aucun suivi de terrain sur plusieurs années, comparant le recrutement de semis de chêne avec et sans écureuil gris, n'a été trouvé dans les sources réunies ici.

100 ans

Sur un siècle sans écureuil gris, ce déficit de nouveaux chênes finirait par se voir dans la forêt elle-même : d'autres essences, dont les graines se dispersent par le vent ou germent sans avoir besoin d'être enterrées, prendraient une place croissante là où le chêne dominait.

Hypothèse
1000 ans

Sur un millénaire, d'autres rongeurs présents dans ces forêts reprendraient sans doute une partie de ce rôle de disperseur — mais sans la même préférence marquée pour les glands à dormance longue du chêne rouge qui a fait la force de cette association. Le chêne garderait probablement une place dans la forêt, mais une place plus réduite et plus inégale qu'avec l'écureuil gris.

Hypothèse