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Dragon de Komodo
Varanus komodoensis
Et si elle disparaissait ?
Impact ModéréSans le dragon de Komodo, seul grand prédateur terrestre de ses îles, cerfs de Timor et sangliers perdraient d'un coup leur unique menace au sol : plus rien ne les pousserait à rester sur leurs gardes près des points d'eau et des sentiers que les dragons empruntent habituellement pour chasser.
HypothèseSur une décennie, cerfs et sangliers livrés à eux-mêmes se multiplieraient probablement sur ces îles déjà petites, et brouteraient plus intensément la végétation basse de la forêt sèche de mousson qui couvre Komodo et Rinca — une pression qu'aucun autre grand prédateur ne viendrait compenser.
HypothèseSur un siècle, cette pression de broutage sans relâche finirait vraisemblablement par changer la composition de la forêt sèche elle-même sur les petites îles du dragon : moins de jeunes arbres appétents survivraient jusqu'à maturité, et les espèces que cerfs et sangliers évitent de manger prendraient une place croissante.
HypothèseSur un millénaire, aucun autre grand prédateur terrestre ne s'installerait sur des îles aussi isolées pour reprendre ce rôle : cerfs et sangliers resteraient durablement sans prédateur de taille, et la forêt sèche de Komodo et Rinca garderait un visage différent de celui que le dragon avait façonné — plus dense en sous-bois, plus pauvre en jeunes arbres des essences qu'il protégeait indirectement en limitant les herbivores.
HypothèseDocumentation
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IUCN Red List — Varanus komodoensis, réévaluation 2021
Consulté le 14 août 2026
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Jones et al. (2020) — Identifying island safe havens to prevent the extinction of the World's largest lizard from global warming, Ecology and Evolution
Consulté le 14 août 2026
Dernière vérification : 16 août 2026