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Béluga (esturgeon)

Huso huso

Aucun chiffre global précis ; déclin de 90 % des stocks en 20 ans…
Risque d'extinction En danger critique
Prédateur apicalCours d'eauSurpêcheDéclin catastrophique
Béluga (esturgeon) (Huso huso)
Photo : Максим Яковлєв, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Et si elle disparaissait ?

Impact Modéré
1 an

Sans béluga, la pression de prédation qu'il exerçait au sommet de la mer Caspienne cesse d'un coup : les mulets, aloses, gobies et jeunes esturgeons d'autres espèces qui composaient son menu ne sont soudainement plus chassés par le plus grand poisson d'eau douce du monde.

Extrapolée
Détail

Extrapolation à partir de Bacalbaşa-Dobrovici (1997), qui documente le régime alimentaire du béluga adulte et son absence de prédateur naturel autre que l'humain, sans mesurer l'effet de sa disparition sur ses proies.

L'étude décrit un régime qui change avec l'âge — petits poissons pélagiques pour les juvéniles, gobies pour les individus intermédiaires, mulets, aloses et autres esturgeons pour les plus grands adultes — et souligne qu'aucun prédateur naturel autre que l'humain ne s'attaque au béluga adulte. Cela en fait, par déduction directe, le régulateur de plusieurs espèces de proies à la fois, sans qu'aucun autre grand prédateur ne prenne automatiquement le relais.

Ce qui manque pour confirmer : Aucune étude ne mesure ce que devient la population de ses proies (mulets, aloses, gobies, jeunes esturgeons) une fois le béluga disparu — seul son rôle de prédateur du sommet est documenté.

10 ans

Après dix ans sans ce prédateur, les espèces qu'il chassait auraient probablement un peu plus de latitude pour croître — mais dans un bassin caspien où la surpêche a aussi frappé plusieurs esturgeons et poissons apparentés, rien ne garantit que cette latitude se traduise par une population réellement plus abondante.

Hypothèse
100 ans

Un siècle sans le plus grand poisson prédateur du bassin caspien, et l'équilibre entre les différentes espèces d'esturgeons qui s'y chassent parfois entre elles aurait probablement changé — sans le béluga pour s'attaquer aux plus jeunes des autres esturgeons, ces derniers pourraient occuper une place un peu différente dans la chaîne alimentaire, sans qu'aucune donnée ne permette de dire laquelle.

Hypothèse
1000 ans

Sur mille ans, d'autres poissons prédateurs auraient sans doute pris une partie de la place laissée par le béluga — mais aucun ne s'approche de sa taille exceptionnelle, jusqu'à plusieurs mètres et plus d'un siècle de vie : le sommet de la chaîne alimentaire caspienne resterait probablement occupé par des prédateurs plus petits et plus nombreux, jamais par un poisson capable, à lui seul, de chasser d'autres esturgeons adultes.

Hypothèse